Dossier pensions

« Donner aux jeunes des emplois de qualité est bien plus efficace que de maintenir les plus âgés plus longtemps au travail »

Entretien avec Josef Wöss, le président de la Chambre du travail de Vienne et spécialiste des pensions, à propos des pensions autrichiennes – parmi les meilleures d'Europe –, des gouvernements de droite et de la pension de pauvreté en Allemagne.

Pension à points : la mobilisation réussit à faire reculer le gouvernement

On entend parfois dire que « cela ne sert à rien de se mobiliser car le gouvernement n’écoute de toutes façons pas ». Et c’est vrai qu’il préfère écouter les quelques voix de l’élite plutôt que celle des travailleurs. Par contre, il réagit face à la pression de la mobilisation venue d'en bas. Mais pour cela des conditions sont nécessaires.

Pensions : qu’y a-t-il de plus pénible que de se faire arnaquer par un ministre ?

Imaginez qu’un cambrioleur vole tous les téléviseurs de votre quartier, puis revient dire que, pour compenser, il propose à cinq d’entre vous une radio, que feriez-vous ? Vous battriez-vous entre voisins pour savoir qui a droit à une radio ? Ou vous en prendriez-vous au cambrioleur pour qu’il rende les téléviseurs ? Et bien c’est pareil pour nos pensions. Explications.

À 67 ans, tous les métiers sont pénibles (à part peut-être celui de ministre)

« Avoir des listes avec 50 % des métiers qui sont pénibles, c’est impossible et c’est impayable. » C’est ce qu’a déclaré le spécialiste pension des libéraux flamand, Vincent Van Quickenborne. Il faut dire que les libéraux et la N-VA tentent de monter les travailleurs les uns contre les autres pour savoir qui a un métier pénible et qui pas. Mais au fond, s’il faut travailler jusque 67 ans, tous les métiers sont pénibles… à part peut-être le métier de ministre ou de député.

Métiers pénibles ? Le triple hold-up organisé par le gouvernement

Le gouvernement veut introduire sa loi sur les « métiers pénibles ». Il essaie d’entraîner les syndicats dans son projet. Mais ça ne prend pas, tellement la supercherie du gouvernement est grande. Mais celui-ci s’obstine à ne pas entendre la colère qu’on exprimée 70 000 manifestants le 16 mai dernier.

À 70 000 pour dire non à la pension à points et réclamer du respect pour le monde du travail

« La pression au boulot est toujours plus forte et on veut en plus nous faire travailler plus longtemps ? Impossible ! », voilà un témoignage qui représentait bien l’état d’esprit des 70 000 femmes et hommes, salariés et salariées venus des quatre coins du pays contre les plans pension du gouvernement. Nous étions deux fois plus nombreux qu’en décembre dernier. Une vraie claque pour le gouvernement.

6 raisons de manifester en nombre pour nos pensions le #16mai

Le rendez-vous est pris. Les organisation syndicales appellent à descendre massivement dans les rues de Bruxelles le 16 mai prochain. Objectif ? Défendre nos pensions contre les attaques du gouvernement. Cet appel à la mobilisation est la deuxième étape d'un plan qui a démarré par la distribution de plus d’un million de gazettes de sensibilisation.

Benjamin Pestieau et Geert Haverbeke

« Le gouvernement veut nous faire passer immédiatement du boulot au tombeau »

« Ce sont deux visions de société qui s’affrontent. Nous, au PTB, nous sommes pour le droit au repos après la carrière. Le gouvernement, lui, est pour un passage immédiat du boulot au tombeau. »

« Vous vous moquez des travailleurs malades, monsieur le ministre ! »

Métiers pénibles : le gouvernement veut appliquer la double peine aux travailleurs malades

Vous êtes malade parce que vous avez un métier pénible ? Vous devrez travailler plus longtemps pour pouvoir prendre votre pension. Et plus le métier est pénible, plus vous serez pénalisés. Telle serait la conséquence du projet de loi sur les métiers pénibles que le gouvernement discute aujourd’hui en kern. « La logique "plus vous êtes malade, plus longtemps vous travaillerez" est inacceptable », dénonce Raoul Hedebouw porte-parole du PTB. Et d’ajouter : « Dans une société humaine, cela devrait être juste le contraire. »